Le Nord-Est, la Chine et ma soif de découvertes
18/09/2026#中美交流#文化观察者#对谈#中国形象

Bonjour à tous, parlons un peu de la Chine. Plus précisément, l’endroit où j’ai le plus envie d’aller, c’est le Nord-Est. Pourquoi ? Parce que l’histoire et la culture du Nord-Est sont vraiment fascinantes. À ce propos, parlons d’abord de mes parents. Ils sont originaires du Nord-Est, mais pour ma part, je n’y suis jamais allé. J’ai sillonné toute la Chine, mais je ne me suis pratiquement jamais rendu dans le Nord-Est. Dalian, c’est là que j’aimerais le plus aller étudier. Pourquoi ? Parce que Dalian ne ressemble pas aux autres villes du Nord-Est. Elle possède une histoire et un passé qui lui sont propres. Mais revenons-en au Nord-Est. Le Nord-Est, et en particulier le Liaoning, abrite des villes portuaires comme Dalian, qui recèlent d’innombrables récits de guerre. La guerre de résistance contre les États-Unis et d’aide à la Corée, ainsi que les divers conflits avec les pays voisins, ont imprégné cette région d’une atmosphère historique. À l’époque, mes parents aimaient particulièrement cet endroit. Pourquoi ? À cause de la chaleur humaine qui y règne. Ils disaient que les habitants du Nord-Est sont chaleureux, qu’ils ont beaucoup d’amis et qu’ils s’entraident. Ce sont justement les histoires que mes parents me racontaient quand j’étais enfant.
Parlons maintenant des différentes facettes de la culture chinoise. Les traditions, comme la préparation des jiaozi, sont ce que la Chine souhaite faire connaître au monde extérieur ; tandis que les activités du « Pont de la langue chinoise » mettent en avant une image moderne et ouverte. Il y a aussi cette culture populaire, ces phénomènes qui émergent sur Internet, à la fois novateurs et fascinants. Quand je m’immerge dans tout cela, j’ai l’impression d’être dans mon élément. Mes parents m’ont appris que la Chine, c’est faire des jiaozi. C’est vrai, les gens du Nord-Est font aussi des jiaozi. Mais ce n’est que le point de vue de mes parents, car ils vivent justement dans le Nord-Est. Ce que j’ai vu depuis mon enfance, c’est mon image la plus authentique de la Chine. Cependant, grâce au développement d’Internet, j’ai désormais accès à bien plus de choses. Il n’y a pas de « véritable » Chinois d’une région en particulier, c’est pareil aux États-Unis. Récemment, un de mes abonnés m’a demandé sur TikTok quelle était la meilleure destination en Chine pour l’été. Je lui ai répondu : « La Chine est tellement grande, où veux-tu aller ? Le Nord-Est offre la neige et la glace en hiver, tandis que Hainan et le Fujian sont agréables toute l’année ; il y a des endroits sympas partout. » Mais je crains vraiment que le fait de coller une étiquette à la Chine ne limite sa diversité. Par exemple, dire qu’il faut absolument aller dans le Nord-Est pour manger des jiaozi, n’est-ce pas un peu réducteur ?
La culture traditionnelle chinoise à laquelle j’ai été exposé depuis mon enfance, comme l’adage « Réfléchir avant d’agir » tiré de *L’Art de la guerre* de Sun Tzu, me fait trouver la Chine particulièrement fascinante. En anglais, cela se traduit par « think before you act », mais en chinois, cette expression « réfléchir avant d’agir » revêt une telle solennité qu’on a l’impression qu’il s’agit des paroles d’un sage. Je me suis récemment demandé s’il ne fallait pas mener des recherches en deux langues afin d’aborder ces questions sous différents angles. C’est peut-être là mon atout en tant qu’observateur, car ce type de recherche m’intéresse énormément.
Parlons ensuite de la culture « woke ». Au départ, je ne comprenais pas très bien ce terme, mais j’ai fini par découvrir qu’il s’agissait simplement de personnes qui menaient leurs propres recherches et proposaient de nouvelles idées. Certains trouvent que cela va trop loin, d’autres craignent que cela ne menace la liberté d’expression. Cela m’a fait penser qu’en réalité, la génération de mes parents avait elle aussi une conception « woke » similaire. Ils étaient ouverts à la nouveauté, par exemple en voyageant en Inde ou en Chine. N’était-ce pas là le « woke » de leur génération ? Puis, en vieillissant, leur état d’esprit s’est assagi. La « guerre culturelle » dont on parle aujourd’hui semble n’être qu’un nouveau cycle. Comme le disent les taoïstes, tout est cyclique.
Mesdames et messieurs, parlons maintenant de la « guerre culturelle » aux États-Unis. Certains affirment que les États-Unis se dirigent vers une guerre civile, mais je pense que ce pays a toujours été en proie à divers conflits. C’est là le fondement même de notre nation. C’est à travers ces conflits que nous avons appris à cohabiter pacifiquement. Voilà mon observation des cultures chinoise et américaine, ainsi que mon point de vue unique en tant qu’observateur.