Le tueur invisible des émissions de carbone : le double dilemme du code et des puces
12/09/2026#低碳#数字化#碳排放#环保#芯片

Bonjour à tous, je m’appelle Ian. Aujourd’hui, nous allons parler des puces semi-conductrices et du « code bas carbone ». Ce sujet peut sembler un peu pointu, mais il est en réalité étroitement lié à chaque aspect de notre vie quotidienne.
Tout d’abord, si nous utilisons nos puces tous les jours, elles doivent rester allumées 24 heures sur 24 pour effectuer des expériences. Dans notre pays, les puces s’usent en moins de deux ans en raison de la chaleur générée par un fonctionnement continu. Par conséquent, si l’on parvient à réduire la consommation d’électricité grâce à des solutions à faible empreinte carbone, on pourrait peut-être prolonger leur durée de vie. Il ne s’agit pas seulement de prolonger physiquement la durée de vie des puces, mais aussi d’un enjeu pratique. En suivant cette logique, on pourrait réaliser davantage d’expériences à l’avenir, n’est-ce pas ?
Bien sûr, le problème auquel nous sommes confrontés aujourd’hui ne se limite pas aux puces ; il faut également tenir compte du code. Le code s’exécute dans l’ordinateur, et chaque ligne de code consomme de l’électricité. Cette électricité provient en fin de compte des centrales électriques, qui brûlent du charbon ou du pétrole et émettent du carbone, ce qui contribue au changement climatique. Devrions-nous donc réduire le volume de données afin de limiter l’exécution du code ? En réalité, non : la logique du code peut elle aussi être « bas carbone ». Par exemple, optimiser le code et réduire les redondances permet de diminuer les émissions de carbone. C’est précisément ce type de code que notre entreprise étudie, afin de déterminer jusqu’où il est possible de l’optimiser.
Prenons un exemple : le modèle de développement de ChatGPT consomme autant d’électricité qu’une petite ville. Le volume de données et la consommation énergétique qui se cachent derrière sont tout simplement stupéfiants. Une étude menée par l’organisation Mozilla a révélé que les émissions de carbone liées aux technologies de communication sont aussi importantes que celles du secteur aérien, se classant ainsi au quatrième rang mondial. Cela met en évidence un fait : l’impact de l’Internet sur l’environnement est bien plus important que nous ne l’imaginons. Auparavant, on pensait que les données étaient invisibles et intangibles, mais en réalité, chaque étape de leur production, de leur transmission et de leur traitement s’accompagne d’émissions de carbone.
Par exemple, la réception d’un e-mail génère 5 grammes de dioxyde de carbone. L’envoi d’un e-mail publicitaire peut quant à lui en émettre jusqu’à 50 grammes. Et cela sans compter les images et les vidéos, qui peuvent encore augmenter ce chiffre. Selon les statistiques, le nombre annuel d’e-mails dans le monde pourrait dépasser les 1 000 milliards, dont une grande partie est constituée de courriers publicitaires. Pour les particuliers, la proportion de courriers publicitaires dépasse de loin celle des e-mails qu’il est réellement nécessaire de lire. Il ne s’agit pas seulement d’un problème individuel, mais d’un défi pour l’ensemble du secteur.
Pour en revenir aux puces, celles utilisées dans notre pays doivent être remplacées au bout de deux ans environ si elles sont utilisées quotidiennement. Si l’on adopte une solution à faible empreinte carbone, par exemple en réduisant la consommation d’énergie, ces puces pourraient durer plus longtemps. Mais ce type de solution est coûteux et long à mettre en œuvre ; nous devons donc d’abord trouver une solution provisoire, comme des « pochettes à faible empreinte carbone », qui permettent de réduire l’effet thermique des puces de manière écologique et de prolonger leur durée de vie. Il s’agit là d’une solution au niveau physique.
Examinons maintenant le code. La logique du code peut également s’inscrire dans une démarche « bas carbone » : par exemple, la réduction du code redondant ou l’optimisation des algorithmes permettent toutes deux de diminuer les émissions de carbone. C’est un peu comme un médicament amaigrissant : il peut être utilisé dans certains cas, mais pas dans tous. La plateforme Greenewab de notre entreprise équivaut à un tel médicament amaigrissant. Elle permet de réduire le volume de données de 97,25 %, ce qui se traduit par une baisse de 45 % de la consommation électrique. La raison en est que le code de nombreux systèmes a été écrit il y a trente ans, sans tenir compte de l’avenir. À chaque fois qu’un nouveau collaborateur arrive ou qu’une nouvelle société sous-traitante prend le relais, du code vient s’ajouter, ce qui finit par former une énorme masse de « code hérité » difficile à nettoyer.
Nous commençons par transformer les grands systèmes, en les optimisant petit à petit. Si le risque est faible et que l’impact sur l’activité principale de l’entreprise est minime, nous pouvons alors tenter l’expérience. La plupart des entreprises ne nous autorisent pas à modifier directement le code central, mais nous pouvons former leurs programmeurs à l’optimisation du code. Par exemple, nous avons aidé une entreprise du secteur maritime à optimiser son réseau interne, utilisé depuis plusieurs décennies. Après cette optimisation, nous avons constaté qu’il était possible de supprimer de nombreuses données superflues, d’améliorer les performances logiques et de réduire la consommation d’énergie. Ce processus est chronophage, mais ses résultats sont significatifs.
Ainsi, le développement futur n’est pas seulement une question technique, mais aussi une question de développement durable. Le code et les puces réclament de nouvelles solutions, et nous nous efforçons d’apporter une réponse à ce défi.