La métamorphose spectaculaire du bassin de résidus miniers d'Ansteel : d'un lieu incontournable pour les réseaux sociaux à un trésor écologique
11/09/2026#鞍钢#尾矿处理#难选铁矿#磁化焙烧#绿色冶金

Mesdames et messieurs, Ansteel, l’ancien pôle industriel de notre pays, a une histoire centenaire. C’est un endroit où les bassins de résidus miniers s’étendent à perte de vue. Autrefois, ces bassins ressemblaient à un tableau romantique et offraient un spectacle particulièrement grandiose vu du ciel. Certains disent que c’est le sang de la terre, la douleur de l’ancien pôle industriel du Nord-Est, un lieu fantastique en attente de renaissance. Mais à l’avenir, ce filtre risque fort d’être supprimé par les nouvelles technologies. Ces spectacles qui nous faisaient tant rêver par le passé pourraient bien ne plus exister.
D’ailleurs, notre journal scientifique vient de publier une grande nouvelle. À Anshan, dans le Liaoning, on met actuellement en œuvre le plus grand projet au monde de grillage magnétique du minerai de fer, ce qui suscite un véritable engouement. À l’avenir, les résidus miniers ne seront plus des déchets industriels, mais se transformeront en actifs de grande valeur. Comment ces déchets se transforment-ils en trésors ? En fait, il faut remonter au traitement du minerai de fer. Le procédé universellement utilisé est appelé « procédé long » : la fonte dans un haut fourneau, puis l’affinage de l’acier dans un convertisseur. Lors de l’étape du haut fourneau, on utilise principalement le dioxyde de carbone produit par la combustion du coke pour réduire l’oxyde de fer contenu dans le minerai, le transformant en fonte brute liquide, qui est ensuite acheminée vers le convertisseur pour être affinée. Les hauts fourneaux sont particulièrement gourmands en énergie. Si la teneur du minerai brut est trop faible – s’il contient plus de roche que de fer –, la combustion est inutile et coûteuse, ce qui rend l’opération non rentable.
La teneur moyenne du minerai de fer chinois n’est que d’environ 30 %, ce qui en fait un minerai de très mauvaise qualité. En comparaison, les minerais d’Australie et du Brésil ont une teneur bien plus élevée et peuvent être directement broyés avant d’être introduits dans le haut-fourneau. C’est là que réside le dilemme de la Chine en matière de ressources. Bien que le pays dispose d’un vaste territoire et d’une grande diversité de ressources, la qualité de celles-ci pose un véritable casse-tête. La structure géologique est complexe, les gisements sont de petite taille, la teneur est faible et la composition hétérogène. Le minerai de fer en est un exemple typique : les réserves s’élèvent à 20 milliards de tonnes, mais son extraction est coûteuse, son traitement difficile et sa consommation d’énergie élevée. C’est pourquoi la Chine doit importer chaque année 1,2 milliard de tonnes de minerai de fer à haute teneur provenant de l’étranger, l’Australie et le Brésil étant ses principaux fournisseurs. Nous sommes depuis longtemps engagés dans un bras de fer avec ces géants ; bien que nous ayons acquis certaines technologies, notre dépendance vis-à-vis de l’étranger reste élevée, atteignant 80 %.
Dans ce contexte, il devient donc particulièrement important d’exploiter pleinement le potentiel du minerai de fer national. La grande majorité du minerai de fer chinois est constituée de hématite, de limonite et de siderite. Ces minerais de fer ont une composition complexe et nécessitent un grillage magnétique ainsi qu’une réduction à haute température. M. Guo Musun, figure emblématique de l’industrie chimique chinoise, a apporté très tôt une contribution fondamentale à la technologie de la fluidisation. À son retour en Chine, il a proposé une approche innovante combinant le lit fluidisé et le grillage magnétique. Plus facile à dire qu’à faire : la poudre de minerai a tendance à s’agglomérer, et le contrôle des gaz constitue également un défi majeur. Ce n’est qu’au XXIe siècle qu’une véritable percée a été réalisée dans ce domaine. Le docteur postdoctoral Zhu Qingshan s’est emparé de ce projet peu populaire et, après 20 ans d’efforts, a enfin réussi, le 1er septembre dernier, à assurer un fonctionnement stable à pleine capacité.
La technologie mise au point par le Dr Zhu permet de transformer des résidus miniers de très faible teneur en fer en un concentré de fer à 65 %, avec un taux de conversion magnétique atteignant 98 %. Elle réduit la consommation énergétique globale de 35 %, diminue considérablement les émissions de carbone et abaisse sensiblement les coûts de production. La commercialisation de cette technologie a permis de valoriser près de 30 milliards de tonnes de minerai de fer difficile à traiter, ainsi que 10 milliards de tonnes de résidus miniers existants. Outre Ansteel, de nombreux sites sidérurgiques et miniers historiques disposent d’importants volumes de résidus miniers ; à l’avenir, cette technologie ne manquera pas de se généraliser. Le Dr Zhu a déjà signé huit contrats de licence pour cette technologie, qui a également été exportée l’année dernière vers les gisements de fer du Laos, où deux lignes de production d’une capacité de 2 millions de tonnes chacune sont prévues.
Cette technologie peut non seulement faire ses preuves sur le marché national, mais aussi s’exporter à l’étranger. De nombreux pays à travers le monde, tels que la Mongolie, l’Asie centrale et l’Iran, possèdent d’importants gisements de minerai de fer de qualité moyenne à faible, complexes et difficiles à traiter, qui n’ont pas pu être exploités jusqu’à présent faute de technologie. L’introduction de la technologie chinoise permettrait de transformer sur place ce minerai de mauvaise qualité en concentré de fer haut de gamme, d’exploiter des ressources auparavant inutilisables et de générer des recettes supplémentaires en devises étrangères. Il ne s’agit pas seulement d’une opportunité commerciale, mais aussi d’un moyen de garantir un approvisionnement stable en ressources. À l’avenir, nous devrons prêter attention à la stabilité géopolitique et politique, et choisir des pays fortement intégrés à l’initiative « Une Ceinture, une Route » afin d’établir des coopérations minières. Il est primordial de disposer d’un tel « coffre-fort » pour éviter tout goulot d’étranglement lié au minerai de fer étranger. N’oublions pas qu’elle peut également s’appliquer à d’autres métaux. Disposer d’une telle technologie, c’est véritablement une bénédiction pour la Chine.